Prisonniers étatiques
Sommes-nous prisonniers de notre propre système politique? Je veux dire, pourrions-nous réellement nous départir de notre cher capitalisme? Je ne crois pas. Peut-être pessimiste, vous direz, mais le capitalisme s’est propagé comme une épidémie mondiale, contaminant tout ce qui se trouvait sur son passage( ou presque) . On se dit dans un monde démocratique, mais ce sont toujours les plus forts, que dis-je, les plus riches, qui gagnent. Pourtant, ce ne sont pas les gens qui dominent, mais plutôt leur argent. Pourquoi donc devrions-nous pas vouer un culte, créer une belle petite secte à la pièce de 1 dollar qui nous est si précieuse. On passe déjà notre vie à l’obtenir pièce après pièce. Des gens meurent sans elle, des gens meurent pour elle. WOW, une TV plasma à rabais, on économise!! WOW, un sofa assujetti à un rabais anti-récession ! Allez, crachons tous notre argent en choeur vers ces entreprises assoifées d’argent qui cherchent le moyen de nous convaincre que le meilleur moyen de survivre à une crise économique c’est de leur lancer notre argent. Avouons qu’elles sont dépendantes rare. Ces entreprises en font pitié, elles devraient consulter. Mieux encore, un groupe de soutien, et pouff, on leur donne leur beau petit jeton des Dépendants Économiques Anonymes.
-Bonjour, je m’appelles Multinationale et je suis dépendant.
-Bonjour Multinationale!
Pourtant, que pouvons-nous faire? Nous ne pouvons nous passer de nous chers biens de consommation. Une société individuelle, quelle jolie antithèse!
Moi-même, les oreilles bien bouchées par mes écouteurs, me baladant dans ce monde merveilleux de la musique, elle qui sait si bien nous transporter dans un autre univers, loin de cette réalité. Mais quel moyen de transport efficace!
Les gens passent, discutent, crient, gueulent. Quels gens? Ils passent à l’entour, par en-dessous, par dessus mais moi, je laisse les refrains s’enchainer dans mon cerveau, je laisse la musique expatrier tous mes soucis, et je continue mon chemin. Quel chemin, ne me demandez pas: chacun poursuit sa route, chacun se croise, se heurte, se fusionne.
-Bonjour, je m’appelle Tyalex et je suis dépendant.
Et là, j’entendrais 7 milliards de personnes me dire:
-Bonjour Tyalex!

