L’ère moderne ou la Facebookation
Qui de ce jour n’a pas de compte Facebook? Ils sont bien rares. La culture de la société actuelle est très concernée par les outils de valorisation sociale. L’identité virtuelle est vue par plusieurs comme une modernisation de la pensée Cartésienne.
Si l’on part du fait que l’amitié est un échange d’émotions amicales, Facebook serait un outil paradoxal de socialisation anti-sociable. En effet, le contact humain, donc l’interaction des sentiments amicaux, est aboli dans les contacts virtuels. C’est plutôt un échange de pixels et d’octets. Le jour où l’on pourra envoyer une oreille attentive, un regard bienveillant, ou tout simplement un sourire, dans un beau paquet compressé de 4MB, on pourra dire que le corps ne nous sers plus à grand chose.
Notre corps, que la société voit comme défaillant, porteur de maladies et de défauts sera laissé tel une envellope, un soutien à notre esprit virtuellement vivant. Le questionnement méthodique tel que Descartes le présente remet en question la totalité des faits et concepts et c’est peut-etre cela qui pousse la société à se réfugier dans des identités fictives et virtuelles. Quand on se pose trop de questions, les défauts et erreurs sont plus évidents à notre regard, de même qu’à celui d’autrui. Prenons par exemple le magasinage: quand on essaie un vêtement et qu’on réfléchit trop sur les petits défauts,on ne le prend pas, car on se dit que les autres vont les remarquer. Cette conception de valorisation sociale nous pousse donc, quand nous ne sommes pas dans cette réalité virtuelle, à nous cacher sous une coquille de carte de mode et de beauté. Mais cela est une toute autre question que je n’aborderai pas pour l’instant.

